Après la Nuit (Récits de Résistantes)

Dimanche 15 janvier à 18 h, au Temple de Meudon
14 rue du Bassin – 92190 MEUDON

Plein Jeu présente

APRÈS LA NUIT

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Récits de Résistantes

Geneviève de GAULLE-ANTHONIOZ
Germaine TILLION
Agnès HUMBERT

Interprété par Bénédicte BIANCHIN
Mise en scène Frantz HERMAN
Accompagnement musical : Angèle RABIER (clarinette) Bénédicte BIANCHIN (violoncelle)

Compagnie La petite Elfe
Frantz Herman contact.lapetiteelfe@gmail.com
06 98 94 06 28
Site internet de la compagnie : lapetiteelfe.blogspot.com

Tous publics à partir de 14 ans
Participation : 12 € – TR : 10 € – Étudiants : 5 €

Gratuit pour moins de 18 ans

Réservations : pleinjeu@free.fr        Renseignements 06 09 76 29 23
Invitations pour les professionnels
à réserver auprès de Bénédicte Bianchin  : 06 89 69 42 13

 

 

 

– Extraits des textes de –

Germaine Tillion
La traversée du mal (Ed. Arléa, 2000) Ravensbrück (Ed. Points, 1988)
Une opérette à Ravensbrück (Ed. Points, 2010)

Agnès Humbert
Notre guerre (Ed. Points, 2010)

Geneviève de Gaulle-Anthonioz
La traversée de la nuit (Ed. du Seuil, 1998)

RÉSUMÉ

Le 18 juin 1940, en réponse à la demande d’armistice du Maréchal Pétain, le Général de Gaulle, depuis Londres, lance un appel aux français et les encourage à poursuivre le combat : c’est le début de la Résistance.

Les récits de Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Agnès Humbert et Germaine Tillion relatent ce moment de l’histoire.

Ces trois femmes-la? ont dit non, tout de suite, non a? l’armistice.

Elles n’ont pas été arrêtées comme victimes désignées en raison de leur existence, mais pour faits de résistance. Ce sont les Triangle Rouge, les Politiques. De leur déportation, elles décrivent, chacune à leur manière, l’indicible ; et au-delà, l’incroyable maillage de solidarité tissé entre les prisonnières.

Tour à tour poignantes et lucides, leurs voix résonnent encore aujourd’hui comme des voix têtues qui nous parlent d’espoir.

NOTE D’INTENTION

Faire entendre les textes de femmes extraordinaires sur le mal et la résistance au mal. Leurs voix puissantes cherchent à comprendre, cerner, expliquer, inlassablement, l’abomination et la fraternité, l’abjection et l’humanité, sans colère, sans complaisance. Pour combattre un ennemi, il faut le comprendre. Pour déjouer un mécanisme, il faut le connaître.

Faire mémoire pour ne pas oublier, nous avons fêté en 2015 le 70 ème anniversaire de la Libération des Camps et Germaine Tillion et Geneviève de Gaulle-Antonioz sont entrées au Panthéon.

Mais il s’agit aussi de transmettre : qu’est-ce que ces voix nous disent pour aujourd’hui ? Comment la jeunesse peut-elle les entendre, les laisser résonner – pour raisonner ? –

C’est l’engagement de cœur et de raison qui semble être le fil reliant, hier et aujourd’hui, toutes les femmes qui luttent contre la barbarie, l’ignorance, les conditions de vie inhumaines ou dégradantes.

Et tout de suite après, cette question : « Qu’est-ce qu’on peut faire pour dire non ? »

De leur déportation, elles décrivent chacune à leur manière l’incroyable maillage de solidarité tissée entre les prisonnières. Et toujours, pour chacune, l’obsession d’être utile.

Et pour cela, regarder, écouter, écrire, jusqu’à cette incroyable Opérette à Ravensbrück dont Germaine Tillion récite les scènes dans les baraques, et dont chaque déportée présente doit trouver une réplique, l’utilisation de l’Art pour se sentir humain et fraternel.

Les voix de Geneviève de Gaulle-Anthonioz et Agnès Humbert, tour à tour poignantes et lucides sont le contrepoint des textes de Germaine Tillion.
Ce sont des voix moins entendues peut être que celles de grands Résistants, mais ce sont des voix têtues qui nous parlent d’espoir.

Chacune de ces trois femmes, à son retour a su faire quelque chose de cette expérience indicible. Ecrire bien sûr mais aussi agir, agir pour la dénazification de l’Allemagne, agir pendant la guerre d’Algérie, agir auprès des naufragés de notre société.

Nous avons choisi une forme très sobre, proche de l’oratorio, pour que ces voix sonnent le plus juste possible, oserions-nous dire, au plus près de l’original. Pour qu’aucun artifice théâtral ne vienne interférer sur l’imaginaire du spectateur.

Des morceaux de musique issus des traditions européennes interprétés sur scène à la clarinette et au violoncelle permettent au spectateur d’intégrer le texte par la respiration harmonique qu’ils procurent, entre mise à distance et proximité.

Bénédicte BIANCHIN – Comédienne Interprète

Formée au Cours Périmony à Paris, ancienne élève de l’Ecole du Louvre avec un certificat de muséologie et violoncelliste de niveau troisième cycle.

Elle débute en jouant à Paris et en Avignon Le Bel Indifférent de Cocteau mis en scène par Philippe Colsy.

Elle s’installe à Combleux près d’Orléans et crée des ateliers théâtre pour les enfants et les adolescents, donnant lieu chaque année à un festival intercommunal de théâtre- jeunes avec la Fraternelle de Bou.

Depuis 2003, elle a pu développer une réflexion et une pratique « Art et Soin » à l’Hôpital Local de Sully sur Loire pendant 11 ans auprès des personnes très désorientées, soutenue par la Compagnie «Allo ? Maman Bobo». Formée à l’Institut du Clown Relationnel® et de la Clown-Thérapie auprès de Christian Moffarts à Liège depuis 2011 et titulaire du Diplôme Universitaire d’art-thérapie délivré par la faculté de médecine de Tours en 2013, elle travaille également auprès d’adultes porteurs de handicap mental aux Amis de Pierre à Orléans depuis juin 2014.

De 2004 à 2009, elle travaille avec la Compagnie Pajon en jouant notamment dans Opérette de Gombrowicz, El Grandioso Modesto Cabaret de Léo Pajon et Macbeth de Shakespeare.

Elle travaille également régulièrement avec Jean-Paul Zennacker depuis 2007.
En 2010, Répétitions Mouvementées de Danièle Casiglia-Laster au Musée d’Orsay et Jean Valjean, adaptation des Misérables de Victor Hugo à Saint Jean de Braye.
En 2013, représentations de Résistants d’hier pour aujourd’hui dans le Cher, au Musée Jean Moulin à Paris, à Méry sur Oise et au Pôle Emploi Spectacle de Paris.
En janvier 2014, représentation de Feu la Mère de Madame de Feydeau et du Visiteur Inattendu de Jacques Prévert à Léré (Cher).

Elle participe depuis leur création en 2007 aux Mille Lectures d’Hiver organisées par CICLIC.

Elle travaille depuis 2010 avec la Compagnie Toutes Directions : création de Sacré Silence de Philippe Dorin au Festival d’Ardon, joué depuis dans la région Centre lors d’une quinzaine de représentations. Puis, création du Lavoir sur une mise en scène de Nathalie Chouteau, et représenté dans le cadre des commémorations de la guerre de 14- 18 notamment à la Passerelle de Fleury les Aubrais en 2014 et repris en 2015 et 2016.

Création de Après la Nuit, sur des textes de Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle-Anthonioz et Agnès Humbert au té?âtre des Longues Allées à St Jean de Braye dans le cadre de L’escale de la Maringotte, repris avec La petite Elfe, mise en scène de Frantz Herman.

Passionnée de chant et de musique, elle fait partie, en tant que violoncelliste, de l’orchestre Opus 45 dirigé par Philippe Gabez.

ANGELE RABIER – Accompagnement Musical

Originaire du Loiret, elle débute la clarinette à l’âge de 12 ans à l’école de musique de Beaugency (45) et fait aujourd’hui encore partie de l’orchestre d’harmonie de la ville.

Elle poursuit, dans un premier temps, ses études musicales au conservatoire d’Orléans, dans la classe de François Gillardot, en suivant parallèlement un cursus de musicologie à l’Université François Rabelais de Tours. Elle pratique alors la clarinette au sein de l’Orchestre symphonique universitaire de Tours sous la baguette de Jean-Clément Jollet et pratique également le chant choral avec l’ensemble vocal universitaire de Tours. En 2002, elle participe en tant que bénévole au déroulement du Festival Orléans Jazz.

Souhaitant utiliser la musique comme moyen d’expression privilégié et comme outil de soin, elle décide en 2003, de se diriger vers une formation de musicothérapie à l’Université de lettres et sciences humaines de Montpellier. Après trois années d’études, elle obtient alors le diplôme universitaire de musicothérapeute en 2006. Durant cette même période, elle poursuit l’apprentissage de la musique de chambre et de la clarinette en suivant les cours de Ghislain Hervet au Conservatoire National de Région de Montpellier.

De retour en région Centre, elle exerce en tant que musicothérapeute auprès de personnes âgées à l’EHPAD de Marchenoir (41) ainsi qu’à l’Hôpital Local de Beaugency.

Elle joue depuis dans des formations variées telles que l’orchestre symphonique Les Violons d’Ingres ou l’ensemble de musique traditionnelle de Meung/Loire.
En 2012, elle s’associe avec d’autres instrumentistes orléanais pour créer l’ensemble « A contrevent », dédié à la musique pour quintette à vent.

En 2013, elle participe à l’Opéra de quat’sous de Kurt Weill avec l’Harmonie de Beaugency et en association avec la compagnie des Fous de Bassan, sous la direction de Maxime Alary et de Christian Stern.
Depuis 2009, elle souhaite également enrichir sa pratique instrumentale et débute l’apprentissage de la guitare et plus récemment celui de l’accordéon diatonique afin de pratiquer davantage le répertoire des musiques traditionnelles qu’elle affectionne particulièrement.

FRANTZ HERMAN – Mise en Scène

Formé à L’Ecole Nationale de La Rue Blanche (E.N.S.A.T.T), il fait ses premières armes dans la mise en scène sur des textes de Léo Ferré et Arthur Rimbaud dans Voyelles au Théâtre du Tourtour, et enchaîne avec Une femme seule de Dario Fo et Franca Rame au Théâtre de l’Aktéon.

Il met en scène sa première pièce en tant qu’auteur L’Affaire Jessica Hair, une comédie policière, inspirée des bandes dessinées du polar américain des années 30, créée et produite par le Théâtre de Suresnes.

En 2007 il écrit et met en scène Icônes, un match d’improvisations surréalistes orchestrées par Charlie Chaplin et Molière, au théâtre Confluences à Paris ; co-écrit et met en scène Bertille ou La Cerise sur le Gâteau, une comédie gastronomique créée en région Centre et jouée en tournée pendant plus de 6 ans.

En 2012, on lui confie la mise en scène de la première édition du Ligéro-cyclo-spectacle, spectacle évènementiel en plein air sur les bords de Loire.

En 2014 il signe la mise en scène de la Poupée / La Bambola de Nadia Laberche, en résidence de création à l’Espace Georges Sand à Chécy.

Il crée sa propre compagnie en Région centre La petite Elfe, donne des cours de théâtre, intervient dans le cadre de formations en entreprise, et travaille actuellement à la mise en scène du Voyageur sans bagage de Jean Anouih, l’adaptation scénique de La fin de Satan de Victor Hugo et la reprise théâtrale de Miracle au Chargan de Lioubomir Simovitch.

Egalement comédien, il a joué dans de nombreuses pièces, dont le rôle-titre dans Caligula d’Albert Camus, mis en scène par Carole Thibaut au théâtre du Ranelagh, et un des rôles principaux dans Bent de Martin Sherman mis en scène par Thierry Lavat au Théâtre de l’Œuvre (Molière 2002 de la meilleure pièce du répertoire).

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